Un doux reniement
UN DOUX RENIEMENT,
de Christophe Pellet
un laboratoire de Anne Théron
octobre 2010 - mai 2011
Cie les productions Merlin
Service culturel de l’Université de Poitiers
TAP, Scène Nationale de Poitiers
« Sur le texte de Christophe Pellet, qui s’apparente plus à la nouvelle qu’à la pièce de théâtre, l’ambition est de réfléchir à une écriture de plateau qui s’articule aussi bien sur le corps, la scénographie, le son, la vidéo et la lumière. L’enjeu est de conduire les étudiants à proposer une logique émotionnelle et esthétique qui ne relève pas simplement d’une interprétation du texte mais utilise également d’autres outils. »
Anne Théron – juin 2010
Le laboratoire " Un doux reniement" de Christophe Pellet se déroule du 20 octobre 2010 au 25 mai 2011.
Andromaque, 2010
ANDROMAQUE, 2010
d'après Racine
un spectacle de Anne Théron
Création mars 2011
CIE Les Productions Merlin
TAP -Scène Nationale de Poitiers
Théatre Universitaire de Nantes
Comédie de Béthune, Centre Dramatique Nord Pas de Calais
Disponible en tournée en 2011/2012
Dans la pièce de Racine, quatre individus s’affrontent : une Troyenne, Andromaque, l’étrangère, et trois Grecs, Pyrrhus, Hermione et Oreste.
Le territoire de l’action : l’Epire, où règne Pyrrhus.
Andromaque est la prisonnière. Une vie dévastée par la guerre. Il ne lui reste qu’un fils qu’elle a réussi à sauver : Astyanax.
Pyrrhus est le roi. Hermione est sa promise.
Mais Pyrrhus est bouleversé par Andromaque. Lui qui a été éduqué en guerrier, il est prêt à renier son peuple et la loi de ses pères pour sa prisonnière. Il est surtout prêt à reconnaître son fils.
Richard III
RICHARD III
de Carmelo Bene
un spectacle de Anne Théron
Création avril 2009
CIE Les Productions Merlin
TU Nantes
La boucle, module essentiel dans le travail de la compagnie. Aussi bien sonore que visuelle - surtout sonore - elle a pour vertu d’échapper à toute tendance mélodique, souvent illustrative, et d’introduire dans sa formule répétitive une ambiance irréelle, hypnotique où enfin on peut parler de création, celui d’un monde en soi. Arracher le spectateur à ses repères pour l’emmener dans un hors-champ, celui de l’imaginaire. La vidéo, le son, la lumière, tout le monde travaille. Je vais d’un groupe à l’autre, avec cette joie que je connais, celle du travail qui s’accomplit ensemble. J’écris pour le blog, je m’aperçois que déjà j’ai oublié les moments des premiers jours, et je sais qu’au final je ne me souviendrai plus du chemin qui nous a conduits à cet objet. Eternel présent en équilibre instable sur la mémoire.
Jackie
JACKIE
de Elfriede Jelinek
Un spectacle de Anne Théron
et Claire Servant
Création juin 2009 - janvier 2010
CIE Les Productions Merlin
TAP -Scène Nationale de Poitiers
Théatre Universitaire de Nantes
Reprise en tournée fin mars /début avril 2012
D'abord, il y a Jackie Kennedy, cette silhouette mince et brune, dont nous nous souvenons tous. Peinte par Warhol, égérie d'une jet set particulièrement glamour, elle reste une figure de la
modernité.
Née Jacqueline Lee Bouvier en 29, dans l'Etat de New-York, favorisée dès la naissance par la fortune, elle fréquente des écoles sélectes, est appréciée pour ses qualités littéraires et sportives,
mais sa mère freine très vite ses velléités professionnelles.
Jackie est obéissante, elle le prouve en épousant, le 12 septembre 58, John Fitzerald Kennedy, star montante du parti démocrate, de 12 ans son aîné. Le mariage est célébré par le Cardinal Richard
Cushing, ami de la famille Kennedy, et est considéré comme l'évènement mondain de la saison.
amour/variations
AMOUR/VARIATIONS
texte et mise en scène Anne Théron
création novembre 2008
Théatre Auditorium de Poitiers
On peut imaginer une grande salle avec des piliers
Autour de la salle, il y aurait des baies vitrées
Derrière les baies vitrées, il y aurait des champs brûlés de soleil, à perte de vue
On aurait peur de sortir, d'affronter cette immensité et sa chaleur
A l'intérieur, l'ombre apporte une impression factice de fraîcheur
Niru est assise sur un tabouret haut, les jambes croisées
Elle parle, raconte, comme on se vide
L'ombre d'un homme, Tomeo, passe entre les piliers
Elle ne le voit pas mais sent sa présence, elle sait qu'il l'écoute
NIRU : Elle était grande...
Un temps
Elle était très grande. Je me souviens d'elle. Une grande fille avec des cheveux clairs et des yeux enfoncés comme les prunelles dans la tête d'un ours en peluche.
Elle marchait sur le chemin, ses pas soulevaient la poussière dans la chaleur. Elle regardait droit devant elle, elle ne craignait pas la lumière.
Un temps
Abattoir
ABATTOIR
Un spectacle de Anne Théron et Claire Servant
D'après le scénario de Manuela Frésil
Adaptation : Manuela Frésil et Anne Théron
création juin 2008
Disponible en tournée
"Un abattoir c'est d'abord une usine.
C'est une première étrangeté.
Pour nous qui n'y travaillons pas, l'abattoir n'est pas une usine, c'est un lieu loin de nous, où on met à mort les bêtes. Mais pour tous ceux qui y travaillent un abattoir c'est une usine, une
usine qui produit de la viande.
Trancher la viande, percer la viande, retirer l'os, pousser la viande, trier la viande, refaire le même geste une fois toutes les secondes, dans une atmosphère à deux degrés, et c'est les
articulations, les tendons, les muscles des ouvriers qui lâchent. Les corps des animaux sont démembrés par la chaîne de production, celui des hommes aussi: leurs articulations, leurs os, leurs
tendons, leurs muscles s'usent et se détériorent."
Anne Théron, novembre 2007
Antigone hors la loi
ANTIGONE HORS LA LOI
Texte et mise en scène d'Anne Théron d'après Antigone de Sophocle.
création 2007
Théâtre de la Commune- Aubervilliers
On retrouve en filigrane le canevas de la pièce originelle : le spectateur assiste à la dernière journée d'Antigone qui se condamne à mort en décidant, contre la volonté du roi
Créon, de donner une sépulture à son frère. C'est ce « non » qu'Anne Théron interroge : certes Antigone est l'héroïne qui s'oppose au pouvoir arbitraire mais elle est avant tout la fille d'une lignée
maudite, celle d'Œdipe que sa destinée a conduit à épouser sa mère, Jocaste, avec laquelle il a procréé, avant de découvrir la terrible vérité et de prédire à son tour que ses fils se tueront l'un
l'autre.
Antigone, elle, face à cet engrenage funeste, revendique l'amour, ce qu'il faut entendre au sens littéral de vouloir le bien d'autrui. D'où son choix de mourir vierge, qui exprime son refus de la
transmission du malheur et permet l'idée d'un renouveau. Mais pour mourir en paix, Antigone a besoin que toute la vérité soit enfin dite et elle questionne Jocaste, figure centrale et pourtant
oubliée du mythe de Sophocle qu'Anne Théron choisit de faire entendre pour la première fois. Car si Antigone est une jeune fille rebelle, Jocaste qui aurait aimé Œdipe en sachant qu'il était son
fils, était, ô combien, une « hors-la-loi ».
En introduisant le personnage de Jocaste, Anne Théron reprend le questionnement d'Antigone sur cette mère qui l'a ignorée parce qu'elle-même, en s'autorisant à vivre l'interdit, avait perdu le
contact avec une autre réalité, celle d'une progéniture dont elle était à la fois la mère et la grand-mère. Anne Théron réinterroge le mythe : est-ce qu'Antigone aurait manifesté une telle radicalité
si elle n'avait pas eu Jocaste pour mère ? Au final, c'est une invitation à découvrir une Antigone fidèle à Sophocle, mais qui ouvre la voie à de nouvelles interrogations.
La Religieuse
LA RELIGIEUSE
de Denis Diderot
Adaptation et mise en scène Anne Théron
avec Marie-Laure Crochant
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création mars/avril 2004 Théâtre de la Commune- Aubervilliers |
Reprise en tournée de février à avril 2012 (en cours)
Suzanne Simonin, bâtarde, est envoyée au couvent pour expier le péché de sa mère. Elle est punie d’un état dont elle n’est pas responsable. Elle est non seulement enfermée dans un couvent, mais surtout dans un destin et une identité inexorables. C’est peut-être le pire, être enfermée à l’intérieur de soi-même…
La Presse salue "La Religieuse"
au moment de sa création (mars 2004 au Théâtre de la Commune)
Passionnante interprétation.
Libération • Il y a d'abord, dans ce spectacle, une idée scénographique d'une beauté et d'une intelligence à couper le souffle... Il y a aussi comme rarement au théâtre,
un remarquable travail sur le son... Et il y a, surtout, une comédienne : Marie-Laure Crochant, 24 ans, une audace et un engagement époustouflants... Le Monde. •
Fascinante transcription dramatique que donne Anne Théron et toute son équipe artistique... l'autre qui fascine et enchante, bouleverse, c'est l'interprète... Elle est exceptionnelle...
L'adaptation est remarquable, la direction d'acteur très puissante et Marie-Laure Crochant admirable... Le Figaro. • Un choc visuel et émotionnel. À en frémir.
Le Journal du Dimanche. • En adaptant et mettant en scène ce « classique » de la littérature, Anne Théron en propose une lecture plus juste et plus aiguë (que le film de
Jacques Rivette)... Marie-Laure Crochant est l'interprète bouleversante d'un univers qui, loin des combats d'arrière garde... ramène à « surveiller et punir » de Michel Foucault. La
Croix. • L'adaptation du texte est forte, dense, serrée. La mise en scène, la mise en mouvement et en émotion, remarquables. L'interprète d'une audace époustouflante. Très original,
très fort. Rare. Le Quotidien du Médecin.
Cie Les Productions Merlin