LES SPECTACLES


À LA TRACE

Création le 25 janvier 2018 au TNS

Texte : Alexandra Badea

Mise en scène : Anne Théron

Avec Liza Blanchard, Judith Henry, Nathalie Richard, Maryvonne Schiltz

Et la participation filmée de : Yannick Choirat, Alex Descas, Wajdi Mouawad et Laurent Poitrenaux

À la trace est un polar, l’histoire d’une femme qui cherche une autre femme, sans savoir pourquoi elle la cherche ni si elle est encore en vie.
La disparition des femmes est un motif récurrent du polar, mais ici pas de détective privé, une simple étudiante en quête de sens : pourquoi son père a-t-il gardé ce sac toutes ces années ? Qui était cette femme ? Quand se sont-ils connus et quels étaient leurs rapports ?
Le récit fonctionne sur une double progression, d’un côté celle de Clara, de l’autre celle d’Anna, âgée d’une cinquantaine d’année, marchande d’art, qui voyage d’un bout à l’autre de la planète, vit dans des chambres d’hôtel et n’a de rapport privé que par interfaces numériques. Rencontre après rencontre, nous suivons le parcours et l’évolution de Clara, tandis qu’Anna, ailleurs, loin, se dévoile, entre mensonges et fragments de vérité, à des hommes inconnus avec qui elle échange sur un chat roulette.

Anne Théron

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CELLES QUI ME TRAVERSENT

Création mars 2017

 

 

mise en scène : Anne Théron

 

 

Avec : Julie Coutant et Akiko Hasegawa

 

 

 

Celles qui me traversent, c’est un objet qui part de l’intime, articulé autour du bruissement de paroles de femmes qui nous racontent des histoires, des rêves, des souvenirs ou une pensée qui se déroule par bribes autour de quelques mots, femmes dont certains fragments de visages sont filmés, intégrés à des monochromes de peau, tandis que deux danseuses, chacune comme excroissance mais aussi intériorité de l’autre, évoluent sur le plateau, en contrepoint ou en résonnance aux images, aux voix et aux sons qui traversent leur espace, corps en mouvement dont la chorégraphie exprime le mystère d’un être vivant.

L'ambition de ce spectacle est que les corps, les images et les paroles se rejoignent et écrivent un Féminin imaginaire sur un mode poétique, un mode qui convoquerait l'invisible.

Anne Théron

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NE ME TOUCHEZ PAS

Création septembre 2015

 

 

Texte & mise en scène : Anne Théron

Librement inspiré des Liaisons dangereuses de Laclos 

 

 

Avec : Marie-Laure Crochant, Julie Moulier, Laurent Sauvage

 

"Dès ma première lecture des Liaisons dangereuses, au-delà de mon goût pour la beauté de cette écriture, je me suis interrogée sur la mort de la Marquise de Merteuil et de Mme de Tourvel, deux femmes anéanties par le désir d’un homme, jusqu’à y laisser leur peau, chacune à leur manière. J’ai mis longtemps à comprendre que je ne voulais pas que ces femmes meurent, que leur sacrifice me semblait incompréhensible, sinon inacceptable. J’ai lu et relu le roman épistolaire de Laclos, ainsi que le magnifique Quartett de Heiner Müller avant de me décider à écrire moi-même, dans la continuité de ces auteurs, mais avec le désir d’emmener le récit ailleurs. Mon texte interroge le désir autrement, du côté du devenir des femmes.

D’autres femmes, d’autres mortes, m’ont accompagnée dans cette écriture : Virginia Woolf, Sylvia Plath, Ingeborg Bachmann… Des femmes que l’écriture a tenues debout jusqu’à la chute. Des femmes qui se sont affrontées à leur liberté et à la création. Des femmes qui, aujourd’hui, peut-être, refuseraient de mourir."

Anne Théron

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CONTRACTIONS

Création janv. 2014 / Disponible en tournée

Texte :  Mike Bartlett

Mise en scène : Anne Théron

Avec : India Hair & Julie Moulier


"La mise en scène fonctionne sur la tension du face à face des deux protagonistes, qui font entendre et résonner cet échange glacial dans une esthétique irréelle, loin du style high tech des entreprises contemporaines. Au contraire, ici, de la couleur, mais celle du tungstène de certaines arrières salles dans de vieilles fabriques, idéales pour un passage à tabac sans bruit et sans traces. Peu d’accessoires, - une longue table ovale, aux multiples pieds entrecroisés tel un mille-pattes à l’affût, une étagère suspendue qui coupe l’espace et ne laisse apercevoir que les pas de celle qui plie au fur et à mesure -, une lumière qui creuse des trous d’ombre, et enfin une musique orchestrée qui surgit pour mieux souligner la menace ou le désespoir.

Nous sommes ailleurs, dans un hors temps, un non espace, l’endroit du cauchemar."

Anne Théron

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L'ARGENT

Création sept. 2012 / Disponible en tournée

Texte : Christophe Tarkos


Mise en scène : Anne Théron


Avec : Akiko Hasegawa & Stanislas Nordey


«L’argent est la seule valeur qui a un lien avec le viable. Elle est une valeur extérieure morale et une valeur chaque jour dans toutes les directions infiltrée, elle s’infiltre, elle est présente dans toutes les réalisations, elle se répand dans tous les mouvements de l’esprit, elle s’est infiltrée dans tous les gestes, elle n’est pas restée dans le domaine des jugements, elle est une valeur vivante.»

Christophe Tarkos

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JACKIE

Création janv. 2010 / Disponible en tournée

Texte : Elfriede Jelinek


Un spectacle de Anne Théron et Claire Servant


Avec : Nirupama NITYANANDAN et Julie COUTANT


"D'abord, il y a Jackie Kennedy, cette silhouette mince et brune, dont nous nous souvenons tous. Peinte par Warhol, égérie d'une jet set particulièrement glamour, elle reste une figure de la modernité (...)."

Anne Théron

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ABATTOIR

Création juin 2008 / Disponible en tournée

D'après le scénario de Manuela Frésil / Adaptation : M. Frésil et Anne Théron


Un spectacle de Anne Théron et Claire Servant
Avec :
Edith Gambier, Christophe Malvault, Régis Roudier

 

"Un abattoir c'est d'abord une usine.

C'est une première étrangeté.
Pour nous qui n'y travaillons pas, l'abattoir n'est pas une usine, c'est un lieu loin de nous, où on met à mort les bêtes. Mais pour tous ceux qui y travaillent un abattoir c'est une usine, une usine qui produit de la viande.
Trancher la viande, percer la viande, retirer l'os, pousser la viande, trier la viande, refaire le même geste une fois toutes les secondes, dans une atmosphère à deux degrés, et c'est les articulations, les tendons, les muscles des ouvriers qui lâchent. Les corps des animaux sont démembrés par la chaîne de production, celui des hommes aussi : leurs articulations, leurs os, leurs tendons, leurs muscles s'usent et se détériorent."

Anne Théron

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ANDROMAQUE, 2010

Création  mars 2011 / Disponible en tournée

D'après le texte de Jean Racine

Un spectacle de Anne Théron

 Avec : Armelle Bérengier, Marie-Laure Crochant, Edith Gambier, Baptiste Guiton, Martial Jacques, Christophe Malvault, Nirupama Nityanandan, Régis Roudier

  

"Dans la pièce de Racine, quatre individus s’affrontent : une Troyenne, Andromaque, l’étrangère, et trois Grecs, Pyrrhus, Hermione et Oreste.

Le territoire de l’action : l’Epire, où règne Pyrrhus.

Andromaque est la prisonnière. Une vie dévastée par la guerre. Il ne lui reste qu’un fils qu’elle a réussi à sauver : Astyanax.

Pyrrhus est le roi. Hermione est sa promise.

Mais Pyrrhus est bouleversé par Andromaque. Lui qui a été éduqué en guerrier, il est prêt à renier son peuple et la loi de ses pères pour sa prisonnière. Il est surtout prêt à reconnaître son fils."

Anne Théron

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AMOUR/VARIATIONS

Création nov. 2008

Texte et mise en scène : Anne Théron

Avec : Nirupama Nityanandan, Pedro Cabanas, Raphaëlle Delaunay, Éric Stieffatre

 

"On peut imaginer une grande salle avec des piliers
Autour de la salle, il y aurait des baies vitrées
Derrière les baies vitrées, il y aurait des champs brûlés de soleil, à perte de vue
On aurait peur de sortir, d'affronter cette immensité et sa chaleur (...)"

Anne Théron

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ANTIGONE HORS LA LOI

Création 2006-2007

D'après Antigone de Sophocle

Adaptation et mise en scène : Anne Théron

Avec : Fanny Avram, Natalia Wolkowinski, Jerry Di Giacomo, (distribution en cours)

 

On retrouve en filigrane le canevas de la pièce originelle : le spectateur assiste à la dernière journée d'Antigone qui se condamne à mort en décidant, contre la volonté du roi Créon, de donner une sépulture à son frère. C'est ce « non » que Anne Théron interroge : certes Antigone est l'héroïne qui s'oppose au pouvoir arbitraire mais elle est avant tout la fille d'une lignée maudite, celle d'Œdipe que sa destinée a conduit à épouser sa mère, Jocaste, avec laquelle il a procréé, avant de découvrir la terrible vérité et de prédire à son tour que ses fils se tueront l'un l'autre.

Antigone, elle, face à cet engrenage funeste, revendique l'amour, ce qu'il faut entendre au sens littéral de vouloir le bien d'autrui. D'où son choix de mourir vierge, qui exprime son refus de la transmission du malheur et permet l'idée d'un renouveau. Mais pour mourir en paix, Antigone a besoin que toute la vérité soit enfin dite et elle questionne Jocaste, figure centrale et pourtant oubliée du mythe de Sophocle que Anne Théron choisit de faire entendre pour la première fois. Car si Antigone est une jeune fille rebelle, Jocaste qui aurait aimé Œdipe en sachant qu'il était son fils, était, ô combien, une « hors-la-loi ».

En introduisant le personnage de Jocaste, Anne Théron reprend le questionnement d'Antigone sur cette mère qui l'a ignorée parce qu'elle-même, en s'autorisant à vivre l'interdit, avait perdu le contact avec une autre réalité, celle d'une progéniture dont elle était à la fois la mère et la grand-mère. Anne Théron réinterroge le mythe : est-ce qu'Antigone aurait manifesté une telle radicalité si elle n'avait pas eu Jocaste pour mère ? Au final, c'est une invitation à découvrir une Antigone fidèle à Sophocle, mais qui ouvre la voie à de nouvelles interrogations.

 

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LA RELIGIEUSE

Création mars-avril 2004
Texte : Denis Diderot

Adaptation et mise en scène : Anne Théron


Avec : Marie-Laure Crochant 

 

"Suzanne Simonin, bâtarde, est envoyée au couvent pour expier le péché de sa mère. Elle est punie d’un état dont elle n’est pas responsable. Elle est non seulement enfermée dans un couvent, mais surtout dans un destin et une identité inexorables. C’est peut-être le pire, être enfermée à l’intérieur de soi-même…"

Anne Théron

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Objet n°1

Création 2001

Workshop basé sur deux textes de Jan Fabre et Elfride Jelinek


Mise en scène : Anne Théron

 

Avec : Pierre Guilois, Fabrice Dugied, Geoffrey Carey


[...] deux textes d'Elfride Jelinek et de Jan Fabre se font écho, parce qu'ils proposent le corps comme représentation de l'altérité, y compris celle du sujet pensant. Bien au-delà de l'équation homme/femme, ils posent de manière radicale ce rapport à l'autre-moi, toi, lui en ce qu'il est insaisissable, voire indicible.

Les différentes phases physiques de blocs de savon végétal révèlent la mutation de la matière et du corps...

L'installation plastique se métamorphose, développe son propre rythme en s'altérant vers un autre état de jeux.

Anne Théron


LE PILIER

Création 2000

 Texte et mise en scène : Anne Théron

 

Avec : Phil Deguil, Raphaëlle Gitlis, Christophe Grundmann, Caroline Proust, Sofyan Abdechchafiq, Nils Euwer et Térence Grall.


On s'étonnera peut-être du poids des didascalies dans le texte du Pilier. Ce choix est guidé par deux raisons: on n'écrit pas du théâtre comme de la littérature car il appartient à l'ordre du spectacle. Le texte théâtral n'est pas fait pour être lu mais pour être joué. Un spectacle a plusieurs composantes, son texte n'en est qu'une. Pour celui qui travaille sur le texte, il lui faut avoir un aperçu du tout -même éphémère- s'il veut parfaire sa partie. Il se projette donc dans l'espace du théâtre pour dépasser les limites de l'écriture, ce n'est pas une mise en scène de l'écriture, c'est une mise en cause. Mais surtout, ce n'est qu'une proposition ontologique du texte et puisque le théâtre se fait sur la scène, le contenu de ces didascalies disparaîtra de lui-même si il ne correspond pas à l'action qui s'élabore.

Anne Théron